LES CHENILLES PROCESSIONNAIRES

 

Les chenilles processionnaires du pin et du chêne constituent un enjeu identifié de santé publique. Leurs poils urticants peuvent provoquer, par simple contact ou par dispersion dans l’air, des réactions cutanées, oculaires ou respiratoires, ainsi que, plus rarement, des manifestations allergiques plus sévères.

À ce titre, ces espèces sont inscrites dans le code de santé publique depuis le décret du 25 avril 2022 parmi les espèces dont la prolifération est nuisible à la santé humaine.

Le cadre réglementaire prévoit que le préfet peut, par arrêté, définir les mesures de prévention et de lutte applicables à l’échelle départementale.

À ce jour, aucun arrêté préfectoral n’a été pris dans le département de l’Oise. Dans ce contexte, la gestion de ce risque repose :

  *   sur les maires, dans le cadre de leurs pouvoirs de police sanitaire visant à garantir la sécurité et la salubrité publiques ;

  *   sur les propriétaires et gestionnaires d’espaces, publics ou privés, responsables de l’entretien de leurs terrains et des arbres qu’ils comportent.

La présence de chenilles processionnaires, y compris dans des espaces boisés ou protégés, n’interdit pas les interventions. Celles-ci doivent néanmoins être proportionnées et adaptées aux enjeux environnementaux, en privilégiant des méthodes ciblées et respectueuses des milieux naturels.

La gestion des chenilles processionnaires repose sur une intervention anticipée, à réaliser en amont de la période de risque sanitaire, qui correspond globalement :

  *   à l’hiver et au tout début du printemps (janvier à avril) pour la processionnaire du pin ;

  *   au printemps et début d’été (avril à juillet) pour la processionnaire du chêne.

Cette période correspond au moment où les chenilles deviennent les plus exposantes (descente des arbres, dispersion des poils urticants).

affiche_chenilles_processionnaires_-_communes_5.pdf
 

fiche_technique_cpp.pdf
 

sens01cp_flyer.pdf