Les anciens combattants

Notre commune est fière de compter parmi ses associations, l’Association des Anciens Combattants.

L’Association des Anciens Combattants de St Martin a été créée le 8 novembre 1991. Auparavant cette dernière était regroupée avec celle de Beauvais. Elle compte aujourd’hui 7 membres, tous anciens appelés d’Algérie :
Roger LOGGHE (Président),
Jean DELEAU (trésorier), Albert FIOLET (secrétaire), Claude MEDARD (porte drapeau), Claude LEJEUNE, Bernard NEYRINCK et Robert TRIOMPHE.


Quelle est l’action aujourd’hui?

En participant aux commémorations et autres manifestations du village, ils assurent notre devoir de mémoire et perpétuent le souvenir des Martinodiens morts pour la France, avec le Porte-Drapeau, l’Appel aux Morts pour la France, la vente du bleuet…
Tous se rappellent le bonheur qu’ils ressentaient quand ils pouvaient enfin rentrer en France mais aussi l’angoisse d’être rappelés. Ceux de l’Algérie ont été reconnus assez tard comme «Anciens Combattants». Aujourd’hui encore, dans nos esprits, quand on parle des Anciens Combattants, on pense à ceux de 14/18 ou de 39/45, moins à ceux de l’Algérie, de l’Indochine… N’oublions pas que, nombreux sont ceux qui ont combattus et combattent aujourd’hui encore pour la France.


UN PEU D’HISTOIRE AVEC NOS COMBATTANTS D’ALGÉRIE


Pour rappel, la Guerre d’Algérie, qui prend sa place dans le mouvement de Décolonisation, a été menée par la France de 1954 à 1962 contre les nationalistes algériens. Certains de nos anciens combattants, comme M. FIOLET, sont partis dès 1954 parmi les premiers appelés pour le « maintien de l’ordre ». Ils ont passé, pour la plupart, 30 longs mois loin de chez eux. Ils n’avaient tous qu’une vingtaine d’années.

Aujourd’hui, avec un sourire un peu amer, ils se disent que cela a été beaucoup de temps perdu…Quand on leur demande ce qu’ils retiennent de ces moments, ils se remémorent avant tout la misère du peuple algérien et le bon accueil qui leur a été fait. Pas de souvenirs particulièrement mauvais pour les 3 personnes que nous avons rencontrées, car ils concèdent ne pas avoir eu, pour leur part, à combattre : « On faisait les bouclages pour éviter les sorties pendant que d’autres faisaient le ratissage. On devait juste surveiller que personne ne sortait. Nos actions ne nous menaient pas sur le front ».